La vitamine D en pipette… dangereuse.

La vitamine D est elle dangereuse?

Vitamine D – Vous trouverez ci joint un article paru dans Allodocteurs.fr qui apporte des explications. L’enquête est toujours en cours, mais dans tout les cas, je pense que l’on peut privilégier une vitamine D naturelle et dont le mode d’administration est le goutte à goutte.
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Pipette de vitamine D : trois questions autour du décès d’un nourrisson

Le 21 décembre 2016, un nourrisson est décédé peu après avoir reçu une dose de vitamine D, administrée par pipette (Uvestérol D). Sait-on si ce décès est bien lié à ce geste ? Pourquoi l’Uvestérol D est-il suspecté dans ce décès ? Les parents doivent-ils arrêter d’administrer de la vitamine D à leur enfant ?

Par la rédaction d’Allodocteurs.fr

Rédigé le 03/01/2017

Entretien avec le Pr Alain Astier, pharmacologue

  • Sait-on si ce décès est bien lié à l’administration d’Uvestérol D par pipette ?

Pour l’heure, seule une chronologie des faits est établie : le nourrisson est décédé, le 21 décembre, peu après que de l’Uvestérol D lui ait été administré par pipette. Le lien de cause à effet n’est, à cette heure, pas confirmé : l’enquête, débutée au lendemain du décès et menée par l’ANSM et les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) concernés, est encore en cours.

Selon Le Figaro, « immédiatement après la prise, l’enfant [a présenté] des signes de suffocation et fait un arrêt cardio-respiratoire avant d’être transporté à l’hôpital ».

  • Pourquoi l’administration d’Uvestérol D est-elle suspectée dans ce décès ?

Outre le fait que la chronologie des faits impose d’explorer cette piste, l’Uvestérol D –  mis sur le marché en 1990 – fait l’objet depuis 2006 d’une surveillance renforcée suite à des signalements d’effets indésirables liés à son administration.

C’est le mode d’administration, et non la vitamine, qui est au centre des interrogations. L’usage de la pipette est en effet suspectée de provoquer des apnées, des malaises ou des « fausses routes » chez les enfants de moins de 2 ans.

En novembre 2014, une nouvelle formulation de l’Uvestérol D a été mise sur le marché afin de réduire les volumes à administrer (l’ancienne formulation avait, en conséquence, fait l’objet d’un retrait et d’un rappel). À la même époque, des documents détaillant le mode d’administration permettant de limiter les risques identifiés ont été édités par le fabricant.

Dans un communiqué daté du 3 janvier 2017, l’ANSM précise que « depuis 1990 […] aucun décès n’a été imputé à l’administration de ce produit ».

  • Les parents doivent-ils arrêter d’administrer de la vitamine D à leur enfant ?

Si la vigilance des parents doit s’accroitre sur une administration correcte de la vitamine, celle-ci ne doit pas être interrompue car elle est indispensable au bon développement osseux du nourrisson. Comme le précisait récemment sur notre plateau le pédiatre endocrinologue Jean-Pierre Salles, « on donne quotidiennement de la vitamine D aux enfants de moins de 3 ans car ils en ont besoin« , notamment du fait de leur faible exposition au soleil (la vitamine D dérive d’une transformation du cholestérol sous l’effet du rayonnement UV).

« Les enfants ne partent pas tous du même potentiel vitamine D« , notait le pédiatre, « selon ce qui s’est passé durant la grossesse (est-ce que la mère a été supplémentée en vitamine D durant la grossesse, est-ce que l’enfant a été prématuré, est-ce qu’il avait un petit poids de naissance…). Tout cela contribue à faire un déficit à la naissance qui éventuellement doit être compensé. » La moitié des rations est apportée par les laits maternisés.